Un plan sans cotes
Un dessin à l’échelle ne suffit pas : l’article R.431-9 demande un plan coté. Sans les distances aux limites, l’instructeur ne peut pas vérifier les reculs, et demande une pièce complémentaire.
1Outils gratuits
2Le PLU par commune
3Guides
Guide · par un bureau d’études
Pièce PCMI2 d’un permis, DP2 d’une déclaration préalable : le plan de masse est celle que l’instructeur regarde en premier. Voici ce qu’il doit montrer, à quelle échelle, et les erreurs qui font revenir un dossier.
L’article R.431-9 du code de l’urbanisme demande, pour un permis de construire, un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions, montrant les travaux extérieurs, les plantations et les raccordements aux réseaux. L’article R.431-36 exige le même plan pour une déclaration préalable dès que les travaux créent une construction ou en modifient le volume. Un plan seulement à l’échelle, sans cotes, ne suffit pas.
Ce que l’instructeur cherche, dans l’ordre où il le cherche.
Le contour de la parcelle d’après le cadastre, avec la longueur de chaque limite. C’est la base de toutes les autres cotes.
Celles que vous gardez, et celles que vous démolissez, clairement distinguées du projet. Un abri, une piscine, un garage comptent aussi.
La construction nouvelle ou l’extension, avec ses dimensions extérieures. Le plan doit être coté « dans les trois dimensions » : longueurs, largeurs, et hauteurs ou altitudes.
Entre le projet et chaque limite de propriété, et entre les bâtiments. Ce sont elles que l’instructeur compare aux reculs du PLU.
Le terrain naturel, le plancher du rez-de-chaussée, et sur un terrain en pente les points hauts et bas. Les altitudes NGF lèvent toute ambiguïté.
L’entrée depuis la voie, les allées, les places de stationnement que le PLU impose.
Les arbres maintenus, supprimés ou plantés. Certains PLU fixent une part d’espaces verts ou de pleine terre.
Eau potable, électricité, assainissement (collectif ou individuel), eaux pluviales : par où arrivent-ils, où vont-ils.
Une flèche du nord, l’échelle (1/100, 1/200 ou 1/500 selon le terrain) et une légende. Sans échelle, aucune cote ne peut être vérifiée.
Le même terrain, le même projet. À gauche, un plan seulement à l’échelle ; à droite, le plan que l’instructeur peut vérifier.


Exemple réel, sorti de l’éditeur et anonymisé.

Aucune échelle n’est imposée : elle doit être indiquée et permettre de tout lire. Pour une maison individuelle, on retient le plus souvent le 1/200 ; le 1/100 pour un petit terrain ou une extension ; le 1/500 pour une grande parcelle. Une flèche du nord et une échelle graphique complètent le plan.
Une pièce incomplète, c’est une demande de pièces dans le mois, et un délai d’instruction qui ne démarre qu’au dossier complet.
Un dessin à l’échelle ne suffit pas : l’article R.431-9 demande un plan coté. Sans les distances aux limites, l’instructeur ne peut pas vérifier les reculs, et demande une pièce complémentaire.
Coté « dans les trois dimensions », le plan doit dire les hauteurs. Sur un terrain en pente, c’est la première chose regardée : hauteur maximale, mouvements de terre.
Ce qui est construit, ce qui est démoli et ce qui est projeté doivent se lire au premier coup d’œil : couleurs, hachures ou légende.
L’emprise au sol et la surface de plancher du plan doivent être celles déclarées dans le CERFA. Un écart, même petit, fait douter de tout le dossier.
Le plan de masse indique comment le projet se raccorde, ou l’assainissement individuel prévu. Leur absence vaut souvent une demande de pièces.
Entrez votre adresse : la parcelle, ses limites cotées, les bâtiments existants et les altitudes NGF de l’IGN arrivent d’eux-mêmes. Commencez gratuitement ; le plan coté de l’existant est à 10 €, prêt à joindre au dossier.